top of page

Apprivoiser la solitude.

  • Photo du rédacteur: Lucas
    Lucas
  • 5 avr.
  • 2 min de lecture

On croit souvent que la solitude, c’est être seul.

Mais on peut se sentir terriblement seul… même au milieu d’une foule.

Entouré. Connecté en apparence.

Et pourtant déconnecté. De soi. Des autres.

Parce que la vraie connexion ne dépend pas du nombre de personnes autour de nous.

Elle commence à l’intérieur.


J’ai longtemps eu du mal avec la solitude.

Quand j’étais seul chez moi, il y avait toujours quelque chose en bruit de fond :

la télé, le téléphone, la musique, une discussion, n’importe quoi.

Comme un besoin inconscient de ne pas me retrouver face à moi-même.

Je croyais que j’aimais le mouvement, les gens, le bruit.

Mais en réalité… avec du recul, j’avais peur du silence.


Ce besoin de bruit, je l’ai compris plus tard, était une diversion.

Une stratégie pour éviter d’écouter le bouillonnement intérieur.

Parce qu’écouter, vraiment, ça oblige à faire face.

À ce qu’on ressent. À ce qu’on évite.

À ce qu’on n’ose pas se dire.

Mais c’est lorsqu’on écoute qu’on peut entendre.

 

La solitude n’est pas un vide à fuir.

C’est un espace à accueillir.

Un lieu de reconnexion. Un retour à soi.

Elle nous oblige à ralentir.

À nous regarder en face.

Et parfois, c’est inconfortable…

Mais c’est dans cet inconfort qu’on se rencontre enfin.


Pourquoi on l’évite ?

Parce qu’on croit qu’elle signifie qu’on est seul, abandonné, rejeté.

Parce qu’elle nous met à nu.

Et que dans notre monde qui valorise la performance, le lien, l’activité constante… prendre le temps d’être avec soi-même semble presque suspect.




Mais la vérité, c’est que si je ne suis pas capable d’être avec moi,

je ne pourrai jamais être vraiment en lien avec l’autre.

Je ne peux pas offrir ce que je ne me donne pas.

 

Se connecter aux autres, oui. Mais d’abord à soi.

Et cette connexion passe par des temps de solitude.

Pas subie. Choisie.

Des temps pour écouter ce qui vit en moi.

Ce que je ressens. Ce dont j’ai besoin.

Ce que j’ai mis de côté pour plaire, pour suivre, pour m’adapter.

Homme seul sur mobile, hyperconnecté

Et le silence…Le silence, au début, fait peur.

Mais il est aussi une clé précieuse.

Il devient un miroir.

Puis un espace sacré.

Un lieu de repos pour l’âme.

Le silence ne juge pas. Il révèle.

Et dans ce qu’il révèle, il libère.

 

Aujourd’hui, je ne fuis plus la solitude.

Je la choisis même.

Parce que c’est dans ces moments, face à moi-même,

que je retrouve ma vérité.

Ma voix.

Ma paix.




 


Voici quelques questions à te poser pour avancer sur cette thématique :


  • Te sens-tu parfois seul… même entouré.e ?

  • Quand as-tu passé du vrai temps avec toi-même pour la dernière fois ?

  • Et si tu osais t’écouter sans détour : qu’est-ce que tu entendrais vraiment ?

 

Lucas

 
 
 

Commentaires


bottom of page